21/2/2010 at 16:11 | atomes
- Par emmanuel |
12 janvier 2010 – Haïti – Séisme – 200.000 (?) victimes. 500.000 (?) sans-abris.
La communauté internationale se mobilise. “La Banque mondiale a décidé de suspendre le remboursement de la dette d’Haïti pour les cinq prochaines années.” [1] Grand geste… Il a fallu un désastre humanitaire pour qu’on s’intéresse un instant à Haïti. Espérons que cela ne donne pas d’idées saugrenues.
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- SAS : Parfait ! Lancez l’opération, Général Maldab.
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10/10/2009 at 11:09 | atomes
- Par emmanuel |
Au commencement était Popeye. Popeye se mouvait au-dessus des eaux.
L’histoire raconte qu’Il sépara les eaux qui sont au-dessous de l’étendue d’avec les eaux qui sont au-dessus de l’étendue, puis qu’Il s’arrangea pour que les eaux qui sont au-dessous de l’étendue se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse. Il appela le sec terre. Puis on dit qu’Il peupla la terre de végétaux et d’animaux. On le dit mieux, dans le Livre, mais l’idée y est. Il est un morceau d’histoire qu’on ne narre pas dans le Livre, pourtant. Le voici.
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6/10/2009 at 17:20 | atomes
- Par emmanuel |
- Je n’ai rien à ajouter.
- Mais, vous n’avez rien dit !
- Je le sais. Je n’ai rien à dire.
- Vous devez dire quelque chose ; c’est le principe.
- Le principe ? Quel principe ?
- Le principe de fonctionnement. Tout le monde a quelque chose à dire.
- Puisque je vous dit que je n’ai rien à dire ! Pourquoi insistez-vous ?
- Je vous l’ai dit : c’est le principe. Personne ne peut déroger à la règle.
- Attendez… C’est un principe ou une règle ?
- Ne pinaillez pas. C’est le principe, ou la règle, quelle différence ?
- Ah si, je pinaille ! Vous m’affirmez que je dois dire quelque chose, par principe, et puis vous en faites une règle ? Pour qui vous prenez-vous ?
- Monsieur, ne vous énervez pas comme ça ! Je ne fais que mon devoir, celui de vous rappeler le vôtre.
- Ça en devient un devoir, maintenant ? Vous avez un de ces toupets !
- Calmez-vous, Monsieur, je vous en prie.
- Ah non, je ne me calmerai pas ! Où vous apprend-on à parler, à vous autres ? C’est ineffable !
- Mais de quoi parlez-vous, Monsieur ?
- Je parle de vos effroyables confusions langagières ! Vous n’êtes donc pas formés à l’Institut ?
- Nous sommes parfaitement formés.
- On ne dirait pas ! Vous voulez me faire prendre des vessies pour des lanternes, et que j’acquièsce docilement ? Depuis quand un principe est-il une règle ou un devoir ?
- Monsieur, je ne fais que mon travail. L’Institut m’a mandaté pour m’enquérir de vos déclarations supposées. Je m’enquiers, un point c’est tout.
- C’est tout ce que vous avez à dire pour votre défense ?
- Je n’ai rien à ajouter.
16/7/2009 at 16:54 | collisions
- Par emmanuel |
L’écriteau hypocrite était crypté.
Merci à Manu S. pour cette collision. Je tenterai de retrouver les ions correspondants… un jour.
1/3/2009 at 16:19 | atomes
- Par emmanuel |

Image via Wikipedia
N* B? B? Are you awake?
B* Why the *bleep* do you ask?
N* Dunno. Maybe because I didn’t see you move for a while.
B* Maybe it’s because you’re blind, you *bleep*ing idiot!
N* I’m pretty sure I’m not blind, B.
B* Yeah, yeah, you’re right. It’s just me that didn’t *bleep*ing move, then?
N* I’d say that, yes.
B* You’ll say whatever you want when you’ll be able to get that blindness is not just some*bleep*ing condition of the eye, you moron!
N* … You’re right, B.
B* Of course, I am!
N* Of course, B…
17/6/2008 at 9:16 | atomes
- Par emmanuel |
Prenez un gars. Si j’avais dû l’écrire en British English, j’aurais utilisé « bloke ». J’aime la sonorité du mot. Mais c’est de l’anglais, pas du français. « Type », c’est trop gentil ; ça fait même scientifique, presque. « Mec », ou « Mecton », c’est trop vulgaire. Il y a des tas d’autres synonymes, comme « bonze », « gazier », « pingouin », « gonze », « pékin » et j’en passe. C’est con, mais je préfère « bloke », sans doute par l’attrait de l’exotisme outre-Manche. On va en rester à gars, alors, c’est plus simple et c’est français.
Prenez une nana. Oh, je ne recommence pas le même jeu du « Juste Mot ». Gardons « nana », c’est très bien comme ça.
Mettez-les en présence l’un de l’autre – l’une de l’autre, pour être galant.
Paf, vous avez une histoire d’amour qui démarre ! Aussi simple que ça.
Comment, « pas aussi simple que ça » ?
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20/5/2008 at 21:24 | atomes
- Par emmanuel |
Jack est à l’épreuve des balles. Jack est un superhéros. Ce soir, c’est le grand soir : il affronte pour la première fois le monde de la nuit, ses dangers, ses félons. Il a attendu longtemps ce moment. C’est maintenant.
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22/4/2008 at 1:09 | dico
- Par emmanuel |
Étrusque (adjectif)
Se dit souvent d’un objet plat et rectangulaire qui n’a pas de volonté propre. Mais pas toujours.
« Quel est cet étrange objet plat et rectangulaire qui n’a pas de volonté propre ? Serait-il étrusque ? »
- V. Hugo, Les pathétiques
********** Illustration **********
Pomme : Salut, Couteau. Quelles nouvelles de chez toi ?
Couteau : Salut Pomme. Oh, tu sais, le train-train. Légumes à tailler, viande à hacher, fruits à peler…
Pomme : Ah ! Ne me parle pas de ça !
Couteau : Pardon. J’oublie toujours… Pardon. Il faut bien vivre, tu sais ?
Pomme : Je sais, je sais. Mais tu comprendras que ça peut me choquer d’entendre ça entre tes dents.
Couteau : Je comprends… À part ça, vraiment pas grand-chose à raconter. Ah, si, attends. Tu te souviens de Saladier ?
Pomme : Le beau grand bol qui n’hésite pas à ramener quelques copines chez lui ?
Couteau : Oui, lui. Et bien, il m’a dit l’autre jour qu’il avait croisé Plateau. Tu ne croiras jamais ce que Plateau lui a dit.
Pomme : Raconte.
Couteau : Il se vante d’avoir trouvé la Voie du bonheur.
Pomme : Non ?
Couteau : Si. Mais attends, c’est pas ça le pire. Cette Voie serait de se laisser porter par les événements, sans leur opposer de résistance.
Pomme : Non ?
Couteau : Si, je t’assure. Pas croyable, non ?
Pomme : Pas croyable. Il est complètement étrusque !
Couteau : Je n’aurais pas mieux dit.
Pomme : Dingue. Où va-t-on si même Plateau se laisse porter ?
Couteau : Où va-t-on, en effet ?
15/4/2008 at 12:46 | collisions
- Par emmanuel |
Ce triangle tarabiscoté n’est-il étrusque ?
10/4/2008 at 19:55 | atomes
- Par emmanuel |
Ce matin, j’ai participé à un atelier de travail consacré à la fracture numérique de second ordre, commandité par le Service Public fédéral de Programmation pour l’Intégration Sociale – SPP-IS pour les intimes — et organisé par la Fondation Travail-Université – FTU pour les intimes –, atelier où étaient rassemblés une bonne quinzaine d’experts triés sur le volet. On a fait du bon boulot.
Un des constats de l’atelier était assez simple, et corroborait les réflexions faites dans le cadre d’un autre groupe de travail consacré, lui, aux Espaces Publics Numériques – EPN pour les intimes : l’importance du lien social.
En rentrant chez moi, j’ai aussitôt été assailli par la prise de conscience de mon inanité. Où avait disparu le lien social dans ma vie ? J’ai sauté sur mon téléphone et ai passé une dizaine d’appels téléphoniques. Pour être certain que les gens au bout du fil ne m’avaient pas oublié. L’un d’eux m’a demandé : « Ah, tu es encore en vie ? ». Je n’ai pas relevé. Il savait encore qui j’étais. Pas besoin de plus ; le lien social était préservé. Coût total de l’opération : 137 minutes et 27,40-€.
Puis, j’ai enfin pu me recentrer sur l’essentiel. J’ai allumé mon ordinateur. J’ai surfé. J’ai écouté et vu. Je me suis plongé dans le web. J’ai réduit la fracture numérique à moi tout seul. J’ai fait du beau boulot.