L’homme s’approcha de l’établi. Tout était là. Il ne lui restait qu’à tendre la main. Il commença. Ce fut la ponctuation qui pâtit en premier lieu Puis comme la virgule le point le point virgule le tiret l apostrophe et tout le tintouin n étaient plus là pour l empecher d aller plus loin il fondit sur les majuscules en toute logique puis les accents ne resisterent pas longtemps a son assaut c etait deja un sacre foutoir quand il se decida a eliminer les espacesnonpasquelesespacessoientparticulierementagreablesaeliminermaisensyattaquantilfoutaitunsoukmonstresanstropsefoulerlafinnetaitplustresloinilluirestaitasedebarasserdeslettresuneauneildecidadeprocedermethodiquementavecunplaisirpresquesadiquedanslordrealphabetiquelepuislepuislepuislepuislpuislpuislpuislpuislpuslpuslpuslpuspuspuspuspususususu

Quelle est donc cette douce musique ? Que nous conte-t-elle ? Contient-elle un quelconque sens abscons ? Serait-elle une ritournelle ?

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Mathieu se brossait les dents. Son miroir reflétait banalement son image. Mouvements secs. Avant, arrière. Haut, bas. Il s’arrêta.
« Mais… ma brosse à dents était verte, hier ! » pensa Mathieu.
Il sortit l’engin de sa bouche et l’observa de plus près. Il était bleu, mais c’était bien sa brosse à dents, pas de doute. Il reprit son activité. Puis s’arrêta.
« Mais enfin, elle est verte, maintenant ! » s’exclama Mathieu.
Il porta l’ustensile devant ses yeux. Il était vert, et c’était toujours sa brosse à dents, aucun doute là-dessus.
« On se fout de la gueule de qui, là ? » hurla Mathieu.

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