Souvenez-vous, j’avais envoyé en octobre 2014 un texte très court, Ploc, au concours “Livres en Tête” organisé par shortédition. Le texte avait été retenu pour la finale, dans la catégorie “Savants Fous”.

Quelle ne fut ma surprise de recevoir quelques mois plus tard un e-mail d’eux, dont voici un extrait :

Nous avons le plaisir de vous informer que les clients du café Zoetrope, appartenant à Francis Ford Coppola et situé à San Francisco, peuvent maintenant savourer Ploc pour accompagner leur verre !

Comme vous le savez peut-être déjà, depuis le mois de mai 2016, un Distributeur d’Histoires Courtes a été installé à Zoetrope. Et dans le cadre de ce premier développement à l’international, nous travaillons avec Wendy Cross, une traductrice anglaise, spécialisée en littérature, afin d’offrir les mots et les univers des auteurs Short Edition, aux lecteurs américains.

Nous avons donc décidé de faire traduire Ploc et d’en proposer la lecture aux habitants de San Francisco.

Il ne me reste plus qu’à tenter de me procurer la version anglaise de mon texte. I’ll keep you posted!

Ce matin, j’ai participé à un atelier de travail consacré à la fracture numérique de second ordre, commandité par le Service Public fédéral de Programmation pour l’Intégration Sociale – SPP-IS pour les intimes — et organisé par la Fondation Travail-Université – FTU pour les intimes –, atelier où étaient rassemblés une bonne quinzaine d’experts triés sur le volet. On a fait du bon boulot.
Un des constats de l’atelier était assez simple, et corroborait les réflexions faites dans le cadre d’un autre groupe de travail consacré, lui, aux Espaces Publics Numériques – EPN pour les intimes : l’importance du lien social.
En rentrant chez moi, j’ai aussitôt été assailli par la prise de conscience de mon inanité. Où avait disparu le lien social dans ma vie ? J’ai sauté sur mon téléphone et ai passé une dizaine d’appels téléphoniques. Pour être certain que les gens au bout du fil ne m’avaient pas oublié. L’un d’eux m’a demandé : « Ah, tu es encore en vie ? ». Je n’ai pas relevé. Il savait encore qui j’étais. Pas besoin de plus ; le lien social était préservé. Coût total de l’opération : 137 minutes et 27,40-€.
Puis, j’ai enfin pu me recentrer sur l’essentiel. J’ai allumé mon ordinateur. J’ai surfé. J’ai écouté et vu. Je me suis plongé dans le web. J’ai réduit la fracture numérique à moi tout seul. J’ai fait du beau boulot.

Le craquement résonna dans la grotte, durant ce qui sembla à Geoffrey une interminable minute. Ce devait être l’écho qui provoquait cette distorsion temporelle. Mais une minute, quand même… Il ne fallait pas exagérer.

« Ça fera trois cents unités tout rond. » Lire la suite du billet. »